La cité fantastique de VanBinh

La cité fantastique de VanBinh
VanBinh est l’un des 5 plasticiens à présenter une oeuvre dans l’exposition la Ronde des Gargouilles. Il a accepté de réinterpréter une des gargouilles dessinée par Eugène Viollet-le-Duc au XIXe pour la restauration de la basilique Saint-Nazaire dans la Cité de Carcassonne.
VanBinh, sculpteur
VanBinh, sculpteur

Formé à l’école supérieure des Arts Appliqués Duperré, VanBinh se destinera au métier de sculpteur et de designer. Sa collaboration avec les plus grandes marques de luxe (Jean Patou, Lacoste, Paco Rabanne, Estée Lauder) sera récompensée par de nombreux prix et reconnaissances professionnelles aux Etats-Unis et en Europe. Résident permanent de la Villa Empain à Bruxelles, il fait aujourd’hui partie des représentants de la culture française en orient. Après une exposition au Grand Palais à Paris, une performance au Carrousel du Louvre et à Bruxelles, en 2014, il fut le premier artiste à exposer plus de 100 œuvres dans un palais de justice. L’une de ses dernières expositions a d’ailleurs été récompensée par la mise aux enchères, et les ventes, de quatre de ses œuvres par la maison Sotheby’s.

VanBinh et Carcassonne

Rien ne destinait le designer parisien à aborder les terres languedociennes si ce n’est une envie de plus en plus forte de se consacrer entièrement à la sculpture et à la forge. C’est ce qui l’a amené à créer son atelier dans les Corbières. De belles rencontres en belles rencontres, VanBinh a fini par s’éprendre de ce terroir qui lui sert de port d’attache et de lieu secret pour concevoir ses créations. VanBinh se décrit comme un sculpteur mais il peut se métamorphoser en peintre, ou même en arquebusier pour créer une œuvre. Verre, laque, mais surtout métaux, tous les métaux, du plus banal au plus précieux constituent sa matière première.

La cité fantastique

 

VanBinh et sa gargouille dans son atelier
VanBinh et sa gargouille dans son atelier

Pour VanBinh, la Cité est un lieu magique fort de son histoire et des belles rencontres dont elle a été le cadre au fil des époques. Une véritable œuvre d’orfèvre. Dans ce cadre, inutile d’essayer de la surpasser. C’est à l’artiste de se dépasser pour la mériter. Même chose pour la gargouille de Viollet-le-Duc qui est en soi une véritable œuvre d’art et qui mérite d’être respectée. C’est pourquoi, il a préféré la conserver telle quelle, se contentant de greffer une cité fantastique dans son dos, cité que la gargouille semble soutenir de ses mains levées. Sa seule intervention ? La dorer pour en faire un bijou étincelant, lumineux, qu’un simple coucher de soleil magnifiera mieux que n’importe quel feu d’artifice.

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